il
s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école
Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses
dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour
la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de
ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel Young ou Coleridge . Travaillant
par séries autour d'un objet ou d'un thème, il analyse les processus de décomposition
ou d'usure d'une forme, ce qui l'amène à concevoir des installations où
c'est l'objet même qui se dégrade. À partir des années 70, il élabore
lui-même le "modèle" que réclame son travail : petit coffret, nœuds,
épissures, constructions de branchages... Dans les années 80, il revient à
la peinture: Nuits,
1984, Intérieurs, 1987-88, Extraits si Fragments des -
.(.Saisons, 1989-90, Dédicaces, 1992,
Caims, 1994, Forêts, 1995-96, Nielles, 1996-98, Sables,
1999, Quartiers d'Hiver, 1999-2000, jusqu'aux Mémento mon et Fouillées,
2000-2001.
"Un simple trait de crayon sur la surface blanche
du papier est déjà une blessure. Dessiner, c'est en quelque sorte agir en dehors d'elle. En dehors de soi." Gérard
Titus-Carmel n'en finit
pas de s'interroger sur le dessin, sur la peinture, sur l'art. Si le rapport au dessin reste l'aspect le mieux repéré de son œuvre, cet artiste
indomptable n'a jamais cessé d'interpeller par tous moyens : il y a plus de vingt ans déjà, il recourait à ce qui ne s'appelait pas encore des
"installations". Sa "Reconstitution olfactive de la Forêt vierge" témoignait ainsi de ce besoin d'interroger sans cesse la
pratique artistique.