Académie des Beaux-arts de Budapest de 1941 à 1946
Après huit tentatives, elle réussit à traverser le "rideau de
fer".
Elle s'installe à Paris en 1950 et fréquente peu de temps le groupe
surréaliste. Elle utilise jusqu'en 1965 le hasard des matériaux,
retravaillant ses vieilles toiles.A partir de 1966, elle cesse d'exposer.
Une série de torses humaikns va apparaître.
Dans la série des Déroulements
(1973-1976) s'exprime le mieux sa recherche. Elle marche le long d'une toile
libre agrafée au mur et y inscrit le rythme de ses pas. Même si son oeuvre
retrouve des procédés qui la rapprochent des expérimentations menées
durant les années 70 (Supports-Surfaces) elle constitue, avec ses
contemporains Hantaï et Degottex, un chaînon intermédiaire entre
l'abstraction des années 50 et celle des années 70.
Judit Reigl est hantée par la figure humaine qui par deux fois a fait retour
dans son oeuvre : série des Hommes (1966-1972) et des Face à face
(1988-1989). En 2001 "la figure inoubliable des images" du 11
septembre lui inspire une nouvelle série d' oeuvres. La série New-York,
11 septembre 2001 est accompagnée d'une sélection d' oeuvres des séries Ecriture
en masse (1963-1965), Homme (1967-1969), Déroulement
(1973-1980), L'art et la fugue (1980-1982), Entrée-sortie
(1984-1985). Judit
Reigl décrit
, dans ce module vidéo, son parcours
mouvementé qui l'a amenée en France où elle vit. Les documents présentés manifestent l'évolution d'une œuvre puisée aux sources du surréalisme
pour se développer ensuite dans une infatigable recherche sur la matérialité de la peinture pour mieux cerner l'identité du corps humain.