De racines bourguignonnes, il vit depuis 20 ans à Verdonnet en Côte d'Or.
Dans les années 60, il crée des graphismes multicolores pour la publicité.
Il a évolué de ses panoramiques domestiques, diffusé dans le monde entier,
vers une véritable alchimie pigmentaire, où moyens plastiques et vision
intime de l'artiste fusionnent.
C'est dans ces terres de Bourgogne qu'il puisse ses sujets. Il explore,
surtout au pastel, les paysages du Châtillonnais : ses forêts sombres et épaisses,
ses prairies immenses, ses champs de céréales, ses lignes d'horizon, ses
lumières et ses maisons de pierre…
A l'instar de la peinture Chinoise, Yves Poyet est surtout préoccupé par
l'idée de restituer une atmosphère qui devrait éveiller chez le spectateur,
une émotion correspond ante lorsqu'il méditera sur se paysages intemporels.
La nature est plutôt miroir de l'âme. Elle prête se lignes à l'expression
très personnelle du peintre, le laisse dessiner à partir de ses formes des
paysages intérieurs. Ainsi, ses tableaux sont des paysages transfigurés dans
une réalité poétique, loin d'une représentation mimétique de la réalité.
Il
a recours au pastel qui traduit mieux les effets minéraux, par son aspect
granuleux, ainsi que la chaleur des nuances ocres, jaunes, marrons et
blanches, employées par le peintre. Plus tendre que la craie, le bâton
granuleux est déposé sur la toile par frottage, comme s'il s'agissait d'un sédiment.
Yves Poyet préfère ce mode de coloriage, dit à froid -c'est-à-dire sans être
allongé d'eau - à la peinture à l'huile, dont il juge les effets moins minéraux.
Pour être au plus près de la nature inspiratrice, l'artiste fabrique lui-même
ses pâtes colorées, en utilisant comme base les ocres tirées des carrières
bourguignonnes. C'est d'ailleurs en les découvrant que, fasciné, il s'est détourné
de la peinture à l'huile. Il va même jusqu'à récupérer la terre brûlée
sur les anciens sites des fours à charbons de bois, qu'il mélange ensuite à
ses pigment