Elève
d'Othon Friesz à la Grande Chaumière, il fait partie dès 1943 du groupe l'Echelle
qu'il a contribué à fonder avec Busse,
Calmettes, Patrix et quelques autres camarades d'atelier en 1948. A cette date
lui est attribué le Prix de la Jeune Peinture, suivi en 1954 du Prix de
l'Union Méditerranéenne pour l'Art moderne de Menton.
Son oeuvre est riche d'un demi-siècle de peinture ; elle aborde des thèmes
à travers lesquels le peintre décline les variations d'une invention
graphique exceptionnelle. Après les oeuvres de jeunesse d'inspirations
diverses, Jean Cortot crée des variations sur le chantier naval de la
Ciotat (1947-1950), les paysages de l'Ardèche, Natures
mortes (1955-1956), des variations sur La table du peintre, la Série
des Villes (1957-1958), la Série d'Antiques (1962), la Série
des Combat, d'où découle celle des Ecritures (1967) qui se
poursuit pendant une longue période. A partir de 1974, les écritures se font
lisibles ; c'est la Série des Tableaux-poèmes et des Poèmes épars.
La
curiosité de l'artiste l'amène également à faire des incursions dans
d'autres domaines que la peinture, et à dépasser certaines frontières entre
les arts.
De 1951 à 1956, huit tapisseries sont tissées à Aubusson sur ses cartons,
en 1988 deux tapis. Il exécute quelques travaux graphiques, notamment des télécartes
et tableaux-téléphones, affiches, etc. Il réalise aussi plusieurs décorations
murales entre autres à Toulouse, Bordeaux, Libourne, Paris.
Son goût prononcé pour les lettres et la philosophie le conduit à illustrer
de nombreux ouvrages littéraires parmi lesquels en 1965, son premier livre édité
chez Maeght, La charge du roi de Jean Giono ; en 1989, Ouest-Est
de Michel Déon ou encore des oeuvres poétiques de Jean Tardieu, Louise Labé,
Vents et bien d'autres encore. Plus de soixante-dix ouvrages, livres
manuscrits, manuscrits, peints, imprimés ou gravés : au fil des années une
oeuvre unique s'est créée, fondée sur une étonnante symbiose écriture-peinture. Lire la chronique sur Jean Cortot