Né
le 18 septembre 1921 à Constantine (Algérie) Décédé à Fayence le 11 août
2006
Il
passe toute son enfance à Souk-Ahras. Marcel Bouqueton manifeste très tôt
un goût pour le dessin .De 1938 à 1942 études à l'Ecole des
Beaux-Arts d'Alger : il rencontre bientôt
Louis Nallard
et
Maria
Manton.
En 1940 Bouqueton présente avec Nallard une première exposition à Alger et
partage en 1942 avec Fiorini une première bourse des Beaux-Arts.
Après trois années de guerre dont deux en Angleterre, dans le service radio
de l'aviation, Marcel Bouqueton retrouve en 1945 les Beaux-Arts d'Alger,
partage en 1946 avec Nallard deux nouvelles bourses, expose avec Maria Manton
et dans les manifestations des "Amis de l'art" qu'anime Gaston
Diehl.
En 1946 il se rend à Paris pour y découvrir les musées, s'y inscrit aux
Beaux-Arts, croise l'année suivante Nallard, Maria Manton et Fiorini venus
ensemble s'installer en France puis rentre en Algérie, à Birkhadem, non loin
d'Alger, où il peint plus solitairement. Edmond Charlot, premier éditeur
d'Albert Camus douze ans plus tôt, présente en 1948 ses peintures et le poète
Jean Sénac les associe régulièrement aux manifestations qu'il organise, au
"Nombre d'or" en 1949, autour de la revue "Soleil" en
1950, puis du "Groupe 51". C'est à partir de cette époque que
Bouqueton va découvrir, de la Kabylie et des Aurès . En 1953 il décide de
quitter définitivement l'Algérie, un an avant le déclenchement de la guerre
d'indépendance. Installé d'abord dans la banlieue parisienne, il retrouve ses
compagnons d'Alger et fait la connaissance de Roger Chastel avec qui il se lie
d'amitié. En 1956 il expose pour la première fois au Salon des Réalités
Nouvelles, reçoit le Prix de la Fondation Fénéon, fait la connaissance de
Roger Bissière, rencontre le critique Roger Van Gindertaël, qui se montrera
constamment attentif à son travail.
Au début des années 1960 il retrouve en été l'éclat de la lumière méditerranéenne
à Peniscola, village de la côte espagnole que fréquentent semblablement
Nallard, Maria Manton et Jean Sénac. Bouqueton s'impose “comme un des
paysagistes les plus sensibles et les plus justes de ton”, note dans
"Cimaise" Georges Boudaille en 1961 à l'occasion de la deuxième
exposition particulière du peintre à Paris, présentée à la galerie Pierre
Domec. Par la suite Bouqueton travaille régulièrement aux alentours de
Fayence dans le Var, où il réalise en 1967 Le Livre premier des pierres,
série de larges empreintes, recueillies aux couleurs à l'huile sur papier,
de roches de la région. Exposant régulièrement en France et aux Pays-Bas,
Bouqueton est de 1969 à 1986 enseignant à l'Unité Pédagogique
d'Architecture n° 8 de Paris. Son exposition la plus récente a été organisée
à Paris par la galerie Demange en 2005.